La foule, à l’indienne

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A l’Inde, on associe rapidement le mot foule. Pour beaucoup d’étrangers, c’est une des choses qui saisit en premier en arrivant ici. La multitude, le monde, le nombre…

Foule, ses richesses, ses défauts,… Foule aux mille couleurs, mille regards, mille sourires, mille visages, … offrant une peinture extraordinaire de la condition humaine : riche, pauvre, hommes, femmes, valides, estropiés, enfants, … tout y est. On peut s’asseoir sur un banc et passer des heures à regarder cette foule s’agiter, porter, courir, marcher, … une vrai fourmilière.

Mais la foule peut être aussi oppressante, collantes, gluantes de par la chaleur, la proximité. Odeurs mélangées des corps transpirants, parfums parfois peu alléchants. Cri, paroles, interpellation. L’explosion de ces éléments suscite tous nos sens à la fois est nous sature d’informations… Besoin d’air ! ! !

La foule Indienne est un véritable serpent, qui se mue dans les rues, entre les vélos, les rickshaws, les voitures, les buffles, les décombres. Elle se précipite, pousse, écrase les obstacles sur son passage, Elle peut être violente à maintes reprises. Souvenir d’être écrasé contre un mur dans les transports, souvenir d’un homme tombant et se faisant piétiner, souvenir, souvenir…

A l’énumération de ces souvenirs, je vais paraître négatifs. Pourtant, il n’est pas question de ça. La foule Indienne me fascine et me fait peur à la fois. Je suis attiré par elle, j’ai envi de m’y émerger, de m’y frotter, de m’y perdre,… Oublier ma destination et se laisser porter par ce flux, cette rivière humaine. Mais le danger est présent, un mouvement de cette foule peut tout, on le sent.

Il est important de noter que les indiens semblent rassurés par cette foule, ils la recherchent. Nous avons été maintes fois étonnés, sur la plage, ils ne recherchent pas les endroits isolés mais au contraire, là où tout le monde est. Quelques rares couples, à la rigueur, se mettrons à l’écart.

Les indiens sont nombreux, très nombreux. 1 hommes sur 6 sur terre, est indiens… Cela laisse à réfléchir…

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Une journée hollandaise

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Suite d’une nuit de déception, nous venions de nous prendre une raclée par la Hollande et Renske, la volontaire hollandaise nous l’a bien fait sentir. Nous avions décidés de lui dédicacer une journée en prévision de son départ proche.

Après un petit dej’ apporté au lit, composé de croissants, pains au chocolats, etc. de la boulangerie française de Chennai, nous sommes allés visiter le Gouvernement Museum de Chennai. Je ne m’étendrais pas trop sur le sujet ;le musée est relativement décevant et semble d’un autre age. Nous avons eu en contrepartie de bons fous rires, surtout sur la découverte de nouveau spécimen d’animaux (voir photo).

Ensuite, direction l’Améthyste, jolie maison style coloniale abritant un petit restaurant dans un jardin apaisant.

L’après midi, nous sommes allés au studio AVM de Chennai ouvert au public. Le Tamil Nadu (et principalement Chennai) est un des centres après Bollywood, les plus productifs en terme de films). Nous pouvions allés de hangar en hangar abritants des décors, jeux de lumières, etc. pour films et Animation Télé. Nous avons même été invités dans le public pour une émission du style Star Académie. Un petit moment de gloire passagère. C’est curieux et à la fois agréable que ce lieu soit ouvert. On peut même, paraît-il, être embauché comme figurants pour des films.

Le soir, petit restaurant : le Sparky’s, pour ses hamburger au boeuf (et non pas au poulet comme toujours). Le patron, un américain sympathique et enrobé aborde fièrement sa devise : « Never Trust a skinny Chief ».

Une petite journée de détente sans accros aucun. Pas de dispute avec les rickshaws, pas d’imprévus, d’incongrus… Ce qui est plutôt rare. Quelques photos pour compléter.

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L’intimité Indienne

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La question de l’intimité est sans aucun doute un sujet qui peut faire couler de l’encre dans ce pays. Mais, le touriste, l’étranger, « l’autre », aura tôt fait de généraliser. Mais comment peut-il en être autrement ?

Il est fréquent, plus que fréquent, de croiser une personne assumant quelques besoins universels en publics. Les hommes d’ailleurs, il est amusant de le noter, optent soit pour une position debout, communément partagée par les occidentaux soit accroupie. Cette dernière a le mérite d’offrir plus de discrétion pour « l ’appareil ».

Mais, les besoins plus conséquents, ne sont pas en reste.

Doux souvenir de l’atmosphère poétique d’une marche matinale en bord de mer, légère brise marine, temples tendrement caressés par les rayons du soleil levant, mouettes virevoltantes au dessus de ma tête et un ensemble d’éléments dont je me passerais de description, me rappelant le rôle premier de la mer, ici : Les toilettes publiques. Ma présence ne semble pas gêner le moindre du monde. Je continue mes photos, laissant ces messieurs à leur devoir, en imaginant un dialogue cocasse si je savais parler tamil.

Cette tâche semble être un moment de partage, les coups d’œil dans les pissotières sur le voisin sont naturels…

Je ne peux m’empêcher, avec sourire, de me remémorer ce passage de Céline dans son livre Voyage au bout de la nuit, passage se situant dans les toilettes publiques américaines. Le personnage principal fait allusion à la découverte du « communisme du caca ».

Ps : Pour ce sujet, les photos sont censurées pour préserver un peu d’intimité.

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Belle expérience des transports Indiens

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Si je parle de notre semaine de vacances avec Alban et Pastis, je suis conduit à parler de notre expérience personnelle des transports Indiens. Noblesse Oblige !

Nous les avons pratiqué à fond toute la semaine, une gestion inébranlable, des heures plus que respectées, du vrai flux tendu.

Non, c’est une blague, ce fut une véritable catastrophe.

Tout a commencé le mercredi avant de partir, direction Central (la gare de Chennai) au guichet spécial touriste (pratique, on ne fait pas la queue). Nous lui indiquons notre destination : Hampi. Elle nous trouve un train pour Guntukal dans l’Andhra Pradesh et ensuite tout est simple, un bus pour Hospet.

« C’est plus court que de tout faire en train via Bangalore (16h) »

Résultat des courses : près de 9h de train à cause du retard (évidemment), ensuite Guntunkal – Bellary 2 heures de bus sur route défoncée, puis Bellary – Hospet 2h de bus sur route défoncée (bis), enfin Hospet – Hampi, une bonne demi heure. Le lecteur averti aura noté l’apparition d’une étape supplémentaire. Cela nous a pris 16 heures pour rejoindre Hampi avec les attentes, le dos explosé, et j’en passe. On aurait pu faire tout cela en train…. Grrrr !

Au passage, ne jamais se mettre à l’arrière des bus indiens, c’est les saltos et autres figures artistiques assurées.

Etape 2 – Hampi – Goa

Nous avions un train a 6h30 du matin à Hospet. Départ 5h30 sous la pluie battante de Hampi en Rickshaw et route de campagne (heu, pas route de campagne à la Française), cela commence bien. Le train, comme d’habitude, a du retard (une demi heure). Lorsque le contrôleur passe, il nous fait remarquer que notre train avait plus de une heure de retard donc nous étions dans celui d’avant en direction de ….. Bombay (Mumbai). Heureusement, nous avons pu sauter à une station encore commune aux deux trains : Londa Junction (je la cite, elle reviendra plus tard). Là, nous avons donc attendu notre train et sommes arriver tard comme d’habitude à Goa.

A Goa même, pas de soucis pour une fois.

Etape 3 – Goa – Hassan

Alors la, le croustillant arrive… Nous avions réservé nos places 3 jours avant mais nous étions tout de même sur la waiting list. Le jour J, nous apprenons que nous n’avons pas de place. Nous annulons nos billets et prenons les billets non réservés qui nous permettent de monter dans le wagon en queue de train. Parler de wagon à bestiaux ne serait presque pas exagèré car, bien que le wagon soit normal, le comportement des personnes pour être sûr d’avoir une place (chacun pour soi) est à la limite du comportement humain. Départ 15 heures, la première partie du trajet, nous avons pu être assis. La, le train s arrête à …. Londa Junction (encore), on nous indique que nous devons changer de train. Apres 15 avis différents ! Nous attendons patiemment notre train. Quand celui-ci arrive (vers 21h), le fameux wagon est bondé, nous avons donc passé le trajet debout entre les portes des chiottes (merci les odeurs), dérangéstoutes les 2 secondes par le type bourré qui va pisser, celui qui a une diarrhée, et j’en passe. A chaque arrêt, d’autres Indiens essayaient de rentrer et de tasser encore plus, j’ai d’ailleurs malheureusement perdu mon sang froid et le poing est parti pour défendre mon espace. Nous sommes arrivés à 5 heures du matin a Arsikere.

La, train de 1h30 pour Hassan, dans le lequel nous avons pu dormir et la suite s’est plutôt bien passée jusqu’à Mysore.

Etape 4 – Mysore Bangalore

Nous faisons le trajet en Bus ; malheureusement dans ce coin, la mousson a commencée. En fin d’après midi, ce sont des pluies diluviennes qui s’abattent. Donc, l’entrée de Bangalore a été un tant soi peu difficile. 6 heures au lieu de 4 heures.

Etape 5 – Bangalore – Chennai

Nous décidons de prendre un bus de luxe. Donc seul hic, le prix…

Bilan de la semaine :

Nous commençons la semaine, Alban et moi, avec tendinite pour monsieur, et torticolis pour ma part.

« Les voyages, cela forme la jeunesse, à ce qu’on dit … ».

Ps : nous n’avons particulièrement pas eu de chance lors de notre voyage, chacun a son expérience des transports Indiens et ca peut très bien se passer. Il est tout de même préférable de s’attendre à des retards réguliers et surtout, il ne faut jamais se contenter d’un seul avis. Toujours demander à 2-3 personnes différentes les renseignements nécessaires.

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Halebid et Belur, où comment faire de la dentelle de pierre

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Une étape difficile car nous sortions de notre nuit de rêve en train et nous enchaînions deux sites dans la journée avant d’attaquer 4 heures de bus en direction de Mysore mais le détour nous a bien récompensé.

En jetant un œil aux guides mais aussi dans un de mes bouquins accompagnant ma mission en Inde : « Dictionnaire amoureux de l’Inde » de Jean-Pierre Carrière (allez, coup de pub, je ne touche aucun droit mais ce livre est vraiment très intéressant et très bien écrit, je le recommande à qui part en Inde), il me semblait intéressant de faire dans la même semaine Hampi et Halebid – Belur.

Ces deux endroits (trois car Halebid et Belur sont deux villes distinctes mais très proches) sont incomparables. Le premier étant beaucoup plus impressionnant de par son étendu et son mélange sublime : Végétation, collines, rivières et temples. Mais les seconds, en ce qui concerne le travail de la pierre beaucoup plus fin.

Pour le bref rappel historique, il est à noter que ces temples (ceux d’Halebid – Belur) ont été construits au XIIe siècle sous la dynastie des Hoysala soit près de deux siècles avant Hampi.

Nous avons d’abord commencé notre périple par Halebid (en venant d’Hassan). Ici, se trouve 3 sites. Un, quasi au centre du village et 2 autres un peu plus éloignés à l’abri du monde.

Un des sites est composé de 3 temples qui ont été érigés par les Jains (religion). Les deux autres sites ont chacun un temple Hindou. Ce qui marque tout d’abord, c’est le calme et la propreté des sites. Cela peut paraître stupide mais c’est à noter. Ici, on sent une véritable envie de protéger le patrimoine et un respect certain pour ces richesses. (Hampi, bof bof ! ! !). Nous avons pu ainsi nous reposer pendant près de 2 heures de notre longue nuit dans un des parcs entourant le premier temple.

Mais bien sûr, ce qui reste surtout de cette visite est nos mines béates devant un travail si fin, si précis, si merveilleux. Le nombre de sculptures est immense, surtout sur les parties extérieures du temple où découpées en strates d’une quinzaine de centimètres de hauts, s’alignent des scènes de danses, de musiques, de guerres et où l’on peut retrouver des épisodes du Mahabharata.

A l’intérieur des temples, notre attention est captivée par les colonnes splendides, polies et formant des disques, là encore d’une finesse extraordinaire.

A Belur, nous retrouvons un site plus important, composé d’une enceinte protégeant plusieurs temples de différentes tailles. Là encore, sur le temple central, les strates et à l‘intérieur de splendides colonnes.

La beauté de ces différents sites nous fera vite oublier notre nuit exécrable. Je regrette juste de ne pas avoir eu plus du temps pour pouvoir lire le Mahabharata sur ces pierres. Et savourer alors l’imagination des sculpteurs de l’époque ayant la tâche de sublimer ces nombreux Héros.

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Dernière Etape : Mysore – Bangalore

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Juste quelques lignes sur la fin de notre « trip ».

Arrivés un peu tard à Mysore, nous avons pu loger là où Alban vivait lors de sa précédente mission. Nous en avons profité pour aller déguster un excellent Kebab (au poulet faut pas rêver non plus) à deux pas. Le lit a été plus que savouré ce soir la.

Le lendemain, Alban m’a montrée sa précédente mission. Un centre pour handicapés. De voir ce lieu maintes fois décrits m’a permis de prendre conscience de l’ampleur du travail réalisé ici. Malheureusement pour lui, cela ne s’est pas très bien terminé ici. Mais c’était très beau de voir plusieurs personnes (semble t il autistes) se souvenir au moins un mot : Alban… Par la suite, nous avons retrouvéé les nouveaux volontaires de Mysore et sommes tous partis pour Bangalore.

L’arrivée un peu tardive ne nous a pas empêché de savourer un petit apéritif entre volontaire.

Le lendemain, la journée s’est déroulée paisiblement avec la messe des Français le matin (merci encore Alexandre pour la préparation et Hélène pour nous avoir si bien guidés pour les chants), suivie de l’habituel pique nique avec des expatriés. Manger un peu de charcuterie, des quiches et surtout des fromages a été un vrai régale. J’EN AI MARRE DU RIZ. L’après midi a été des plus calmes entre partage d’expériences, films, …

Un vrai week end comme à la maison.

Une dernière nuit confortable dans la fraîcheur de Bamgalore (la mousson a commencé) et le lendemain, nous avons repris notre bus pour Chennai (8 heures de trajet, ce n’est jamais très loin en fait mais les routes et les conditions de circulation…et puis, en Inde, 8 heures ce n’est rien).

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